Rose Shocking

Il est difficile de ne pas penser à Maggie Prescott lorsque l’on évoque la place du rose dans la mode. En 1957, dans Funny Face, l’actrice Kay Thompson chantait “Banish the black, burn the blue, and burry the beige! From now on girls, think pink!”.

Le rose est loin d’être une simple couleur. Rose fuchsia, rose chair, rose pêche, rose bonbon, rose dragée, et plus encore, difficile d’imaginer une disparition totale du rose dans une garde-robe. Mais celui qui risque d’apparaître dans votre garde-robe en cette saison, si vous aimez suivre les tendances, est le rose shocking.

En hiver 1938-1939, c’est Elsa Schiaparelli qui le mettait en avant dans sa collection « Cosmique », notamment grâce à sa cape du soir « Phœbus » brodée par la maison Lesage. Dessinée par Christian Bérard, cette cape fait opposition entre « le dépouillement du devant et la luxuriance du motif brodé dans le dos qui ménage un remarquable effet de théâtralité ».

Le rose shocking s’est ensuite fait une place dans la filmographie des années 1950-1960. Tout d’abord, en 1953, le costumier William Travilla réalisait pour Marilyn Monroe, l’une des robes les plus connues de sa carrière. Cette robe sera d’ailleurs imitée par Madonna dans le clip de sa musique « Material Girl ».

En 1961, c’est au tour d’Audrey Hepburn d’oser le rose shocking en incarnant Holly Golightly dans Breakfast at Tiffany’s. En effet, bien qu’on retienne la fameuse petite robe noire réalisée par Hubert de Givenchy, une autre robe, cette fois-ci cocktail, elle aussi signée Givenchy, donne une touche de couleur à la sombre garde-robe du personnage.

Plus récemment, c’est notamment lors des dernières Fashion Weeks que le rose shocking a été remis à l’honneur.

Alors n’attendez plus, et osez le rose shocking !

Apolline Victoire

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