Au Tri postal..

Combien de fois aurais-je vu, un peu partout dans cette chère ville de Lille, cette panthère marcher à pas feutrés sur des cappuccinos ? Une com’ parfaite à tout égard surtout que le nom Perrotin annonçait déjà la qualité de l’exposition. C’est donc rêveuse que j’échangeais mes 4 euros contre le sésame qui me permettrait d’entrer dans l’exposition à ne pas louper.

photo ornellaPaola Pivi

Dès les premiers instants nous comprenons à quoi et à qui nous avons à faire, pas d’œuvres « qui pourraient être faites par des enfants de trois ans » comme aiment le clamer tous les réticents à l’art contemporain. Nous avons là la crème de la crème, sur trois étages se confrontent œuvres monumentales, installations in situ, peintures étonnantes et déstabilisantes, photographies sous toutes leurs formes… Tout l’art contemporain est là, la liste des artistes suffit à comprendre que la qualité à aussi un prix, les grands noms se succèdent : d’Othoniel à Delvoye (vous savez Mme de Sainte Affrique vous en a parlé !), de Murakami à Hirst sans oublier Cattelan.

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Sun yuan & Peng Yu

Nous faisons face aux œuvres choquantes de Damien Hirst (par exemple ici, une tête de vache) dont l’œuvre intégrale est guidée par une fascination de la mort. C’est un thème récurrent que l’on retrouve aussi chez Cattelan et sa jument empaillée. Mais on s’évade aussi vers le Brésil avec les photos de JR dans le cadre du projet Women Are Heroes, ou encore vers le Japon avec l’univers manga kawaii un peu délirant de Takashi Murakami.

On reprochera tout de même à l’exposition de n’avoir pour fil conducteur que la qualité des pièces et la renommée des artistes judicieusement choisis, les pièces se juxtaposent sans former de réelle harmonie… Mais les puristes sentiront que cela ne fait que renforcer l’âme des œuvres et cela nous laisse libres de donner une cohérence à cet ensemble qui ne semble pas en avoir.

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Enfin, il ne faut pas oublier que c’est avant tout l’anniversaire d’une galerie. Et au fond c’est bien à cela que servent les galeries : exposer tout l’éclectisme de l’art pour permettre à chacun de trouver l’œuvre qui lui correspond au mieux, celle qui viendra s’ajouter à sa collection. Evidemment, nous pauvres étudiants n’en avons pas les moyens mais nous nous satisferons des beaux souvenirs laissés par cette découverte!

Cette exposition est une belle invitation à l’évasion mais aussi à la remise en question, tant pour les sceptiques que les intrigués, à ne pas louper assurément!

 

O.G

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